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Jeudi 1er avril, sur la place du village à Saint-Aubin-en-Savane...

Ce soir, devant un parterre de parents, professeurs et camarades venus en nombre, ce sont les enfants qui font le spectacle.


Rassemblés sous la bienveillante direction de Massamba Gueye, le "griot au camélia", ils régalent leur public du fruit de leur travail, résultat de trois semaines de création et de répétitions intenses.


Nous saluons tous leur qualité d' investissement et le talent dont ils ont fait preuve, grâce à l' expérience et au talent pédagogique de Mr Gueye qui a su faire émerger les potentialités artistiques qui sommeillaient en eux, les révéler à eux-mêmes et aux yeux de leurs pairs.

Le climat de confiance dans lequel il a réussi à les plonger a même convaincu certains de se produire en solo, face au public, nous livrant à tous des moments rares:

Parmi tous les remerciements formulés à leur manière par les enfants, les deux classes ont conclu en chantant un vibrant "I have a dream", porteur nous l' espérons pour eux de nombreuses promesses.


Résidence d'auteur au collège


Dans le cadre de la Biennale de Littérature Francophone d' Afrique Noire qui se tient au mois de Mars 2010 à Saint-Médard-en Jalles, le collège bénéficie de la présence d' un auteur-conteur venu du Sénégal pour travailler avec deux de nos classes de 6èmes. 

 Mr Massamba Gueye encadrera quatre semaines durant les élèves de ces deux classes afin de mettre en scène des contes du répertoire traditionnel ainsi que ses propres oeuvres.

Les élèves se rendront à la Biennale afin d' assister à un spectacle de contes, produit par l' un des conteurs présents pour le festival du 22 au 27 mars au Carré des Jalles.

Pour en savoir plus:

le site officiel de la Biennale

une interview de Mr Gueye

l' association de conteurs "leeboon cii leer"

le mail de Mr Gueye: gueyemassamba@dont-want-spamgmail.dont-want-spamcom

une brève présentation de la littérature africaine

Les élèves conteurs: journal de bord d' une création

Mardi 9 Mars:

dès sa descente de l' avion en provenance de Dakar, malgrè le froid piquant qui sévit en Gironde, Massamba Gueye fait la connaissance des élèves de 6°C et 6°E avec lesquels il va travailler un mois durant.

Les présentations faites, il leur expose le principe de ses ateliers d' écriture et d' "oralitude", destinés à mettre en lumière les potentialités créatrice de chacun. Très vite, les "empereurs du dilettante" sont séduits par les potentialités d' expression qui leur sont ouvertes et s' engagent avec jubilation dans les joutes verbales auxquelles il les invite.

Mercredi 10 et Jeudi 11 mars

L' heure est à l' écoute: celle des contes écrits par Massamba, lus en classe auparavant, mis en mots par le conteur sur le CD qu' il a édité avec son livre.

Corpus: "la grenouille et la femme battue", "la mère cupide"

Après avoir vérifié la compréhension de l' histoire à travers quelques questions, il leur expose ses attentes quant à la mise en scène et à l' interprétation des contes en vue d' un spectacle.

Un "casting" est mis en place qui permet aux élèves de choisir leur personnage, et tous réfléchissent aux caractéristiques qui définissent ce personnage, pour mieux l' incarner et se l' approprier.

Massamba les initie à la mise en scène, au jeu de l' acteur, à l' occupation de l' espace, la gestuelle, en s' appuyant sur toutes leurs trouvailles.

Le tout est agrémenté de jeux de langage collectifs, de jeux de rôles, d' initiation au wolof, de chants et de danses, pour le plus grand plaisir de tous.

Vendredi 12 Mars

Conteur, acteurs, public: en Afrique personne ne reste spectateur, tout le monde participe. C' est ce qu' apprennent aujourd'hui les élèves, à travers la répétition en mode polyphonique du récit ré-écrit oralement.


L' implication des enfants est totale, le travail de la voix, de la diction, du corps, mais aussi de l' écoute et de la prise en compte des autres favorisent leur investissement. Leur mémoire et leur imagination ne sont pas sans impressionner favorablement leurs professeures!


En deuxième semaine...


Pas une minute de perdue, les répétitions s' intensifient, nos acteurs en herbe sont à pied d' oeuvre pour parfaire la prise de possession de leur espace scénique improvisé, introduire des accessoires, améliorer et poursuivre l' écriture du conte, sans oublier, préalable indispensable, les exercices d' échauffement corporel et vocal.

Les deux classes travaillent sur deux contes différents, selon des mises en scène bien distinctes.

Dans les deux cas ils s' essaient à tester différents effets de diction, de scansion, de rythmes, de tons, à des astuces de costumes. Concentration, mémorisation, auto-critique et correction, répétition, sont exercés à chaque séance, renforçant l' esprit de corps du groupe classe, à l' encontre des individualisme habituellement à l' oeuvre.


Les effets de surprise et de rupture sont soigneusement réfléchis et choisis.

Au cours de l' écriture du conte, les élèves font le parallèle avec des contes ou thèmes existants, enrichissant au passage leur culture littéraire.

Et pour les enfants sages, il y a toujours une histoire en fin de séance, dans un silence religieux...


Troisième semaine, du 22 au 27 mars, le temps de la Biennale:

Lundi 22 mars, 18h30, inauguration officielle de la Biennale

Les élèves se sont produits à cette occasion pour montrer au public l' avancée de leurs travaux.

Une deuxième représentation aura lieu au collège à l' attention des parents, pour un spectacle complet cette fois, le jeudi 1er avril à 18h30.

En attendant cette production finale, les élèves vont rencontrer des auteurs et assister, en spectateurs  cette fois, à des séances de contes par des professionnels.

Les 6°C ainsi, ont eu la chance de s' entretenir avec Béatrice Lalinon Gbado, auteure de contes, documentaires, romans, et fondatrice des éditions Ruisseau d' Afrique au Bénin:


Ils se sont ensuite régalés des histoires de Momar Gaye, conteur sénégalais qui leur a narré "la fourmi" et "Diabou Ndao, la petite fille têtue", en musique et en mouvement:

Les 6°E quant à eux ont rencontré Boubacar Diallo, auteur, et Jorus Mabiala, conteur.

Quatrième et dernière semaine de résidence, la touche finale avant le spectacle:

Passée l' euphorie de l' inauguration, refroidis les flashes des photographes, usée la page de journal qui relate l' évènement (cf Sud-Ouest du 24 mars), il convient de faire l' auto-critique de cette première représentation, pour perfectionner la prestation avant jeudi 1er avr

  • comment a-t-on géré l' espace de la scène, comment gèrera-t-on celui du hall du collège?
  • comment va-t-on étoffer la pièce, apporter les améliorations nécessaires à la gestuelle, au ton... Massamba Gueye insiste sur le travail encore à accomplir, les répétitions à enchaîner encore et encore, la cohésion du groupe-classe à maintenir, et, toujours, le respect de l' autre qu' il soit camarade, spectateur-parent, adulte en général...

A quelques heures du spectacle, l' heure n' est toujours pas à l' auto-satisfaction. La répétition générale à 13 heures, dans le hall, confronte les enfants à la scène de la représentation, au volume sonore qu' il leur leur faudra remplir.

 


Les 6° E et la belle Khoudia

Les 6° C sur la place du village